Antipop Consortium - Shopping Carts Crashing
01 Shopping Carts Crashing
02 Angular
03 Tilt
04 Throat Cultures
05 Starring Me As Me
06 Dogland
07 Technocracy
08 M
09 Carts Locked Out
10 The Hands Behind The Piano Of Time Is God
11 Sugar Worm
12 Depletedo Jr Ill
13 New York
14 Lazarus Pit
15 Verses (feat. Feat Apany B Fly)
16 Systaltic Quiescence
17 Basix
Antipop Consortium
Shopping Carts Crashing

Notre avis Label :
Prod : E.Blaize, Beans, High Priest
Sortie : /05/2001
Format :
Chronique LEHIPHOP.COM par Wav
Publié le 26/06/2001

1er Set

Retour en douce pour le quator d’antipop Consortium. Earl Blaize, Beans, Mr Sayyid et High Priest ont curieusement choisit une arrivée très discrète pour la sortie de leur deuxième album. en effet c’est un Lp laché uniquement au Japon que nous écoutons là.
Ok les japonais sont connus pour leur goûts poussés pour un hip-hop pointu (oserai-je” haut de gamme’’) mais” Et Nous ?’’.

Shopping Carts Crashing” se comprend à l’écoute du premier morceau : des caddies qui s’écrasent. Ok mais quel rapport avec les pates ?
I’m so fly / you have no choice / Love my torture”. Beans est clair dès le deuxième morceau “Angular”, anguleux comme ses stabs, tout est carré. Un morceau presque” normal “pour du Apc. “tilt” et sa programmation de batterie plus curieuse reviens à un style qui leur est plus commun mais sans vraiment convaincre, c’est un peu lourd derrière aux machines. Mais “throat Cultures” reprend de la hauteur dans un style décidément bien plus conventionnel que d’habitude. Même Beans et high Priest semblent revenus à leurs 16 rimes bien calibrées” faut pas dépasser’’.
Starring me as me” fera plaisir à tout les amoureux du low fi et des boites à rythme bon marché, Beans place un long monologue, la suite de “Star killer”?

Entracte

Les interludes de l’album ont pour premier mérite de dépasser les 10 secondes ce qui est déjà un exploit pour du antipop. On pourra alors se réjouire en écoutant les expériences auditives des amis d’apc sur le stressant “New-York” sa batterie surexcitée et sa bande sonore de bruits de rue avec explosion finale, tout ça pour conclure que New-york c’est mal. “the hands behind the piano of time is god” concoure pour le titre le plus long à écrire, le contenu est plus anecdotique, juste une cantatrice faisant des ablutions, rien d’anormal donc. “Technocracy” lui vise plus dans le Psyence Fiction avec sa voix robotique et son clavier yoko.
Mais le meilleur morceau instrumental de l’album est sans conteste “systaltic Quiescence” qui va chercher dans l’electronica et délivre une ambiance à mi chemin en calme et tension. Mélange d’île paradisiaque et torture chinoise de la goûte d’eau. Mais tout se finit bien puisqu’à la fin on retrouve nos amis assis confortablement devant un film de boules.

2eme Set

M” est un nom plus facile à retenir que le commun des titres signés apc mais son contenu est un peu plus contestable, voir passable. La passe termine dans les pieds de “Cats Locked Out” est à rapprocher de “99.9” le solo de Mr Sayyid qui ici encore s’éxecute seul et avec brio (poilodo).
sugar Worm” est un bonheur total les trois se passant le micro avec une grande fluidité et un engagement un peu plus marqué qu’à l’accoutumé.
Lazarus Pit” met à jour le côté Coeur de Rocker d’antipop, nul doute que si le morceau passait à la radio, on le confondrait - presque - avec ces merdes crossover mélangeant rap et rock, seulement c’est Beans et High Priest au micro et aucun artifice tubesque ne vient polluer l’ensemble finalement plus proche de Deep Purple que de Limp Bizkit.

Verses” montre la continuité dans les travaux de apc avec le retour d’Apani B Fly sur un morceau un peu plus conventionnel où la miss dépose son flow désormais inimitable à côté de nos deux aliens.
enfin, la conclusion de ce nouveau chapitre : “Basix” et ce couplet incroyable balancé par Beans, dans le plus pûr style Slam, un retour aux bases pour ce deuxième album ?
En tout cas aucun virage, Antipop continue droit son chemin de croix et même si cet album ne sera jamais aussi marquant que le premier, Earl Blaize, Beans, Mr Sayyid et High Priest continuent à se démarquer de tout ce qu’il y a de commun dans la musique actuelle, en marge, tellement en marge que pour trouver l’album il va falloir trainspotter sévère.
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