Chief Kamachi - Concrete gospel
01 The Gospel
02 24th Elder
03 Jim Kelly
04 Death Choir
05 Love 4 The Craft
06 No Me Now
07 U Try (feat. Statestore)
08 777
09 Little African Boy
10 Scattered Sermons (feat. Statestore)
11 Holy Rollers (feat. Statestore)
12 Kamachi
13 We Still Searching (feat. Statestore)
Chief Kamachi
Concrete gospel

Notre avis Label : Babygrande
Prod : E.Dan & DJ Huggy, Chief Kamachi
Sortie : 25/07/2006
Format : CD
Chronique LEHIPHOP.COM par Tetsuo
Publié le 04/10/2006

Rappeur solo depuis ses débuts, Chief Kamachi grave ses premiers faits d’arme sur le tout premier maxi de l’Army of the Pharaohs de Vinnie Paz. En 2004, il sort “Cult status” puis en 2005, il co-rap l’album de Juju Mob, “Black candles”. Après une logique participation au long format de l’Army of the Pharaohs, il enchaîne avec un second long format “Concrete gospel” qui sort deux ans jour pour jour après le premier LP.

Chief Kamachi a une voix si rauque qu’elle le classe directement horror rap mais comme ça ne suffit pas à créer un univers, ses instrus font souvent le reste. Cette fois-ci, il a laissé toute la production au duo E.Dan & DJ Huggy (Sean Price, Jurassic 5, Ghostface Killah) à l’exception de l’intro qu’il a faite lui même. Musicalement, l’album est très sombre et quand on est un peu familier de l’univers Jedi Mind Tricks, l’écoute de “Concrete gospel” tourne à l’évidence : une foultitude de piano et de violon, quelques guitares par-ci, une flûte par-là. 24th elder est à ce titre une pure réussite que la médiocrité des titres suivants ne fait que sublimer. L’ambiance “enterré vivant” peut plaire mais, sans jeu de mots, c’est étouffant.

Le début de “Concrete Gospel” est désespérément convenu donc, il faut attendre Little African boy (le 9ème titre quand même) pour entendre autre chose qu’un savant mélange de mysticisme et de rue. Sur ce bon morceau, il relate différents événements historiques de l’Afrique pour expliquer la position de la communauté noire aujourd’hui dans le monde. Ce titre marque une réelle coupure sur l’album, ambiance plus chaude, propos historique, refrain au saveur d’espoir... le reste de l’album vient de trouver une poche d’air et les titres Scattered sermons, Kamachi en profitent. Ce dernier se veut plus intimiste et la flûte utilisée est une petite merveille de candeur.

Vous l’aurez compris, “Concrete gospel” ne surprend pas son monde et démarre trop lentement pour vraiment captiver. Un défaut inhérent au genre peut-être : à trop travailler les ambiances confinées de la crypte, Chief Kamachi détourne l’auditeur avant la fin. Une fois prévenus, les plus armés iront au fond. Difficile d’oublier le “Torture papers” qui est d’un tout autre niveau.
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