Label : Prod : Sortie : 01/03/2007 Format : CD + DVD
Chronique LEHIPHOP.COM par Olcat Publié le 29/05/2007
Dans la famille Parker je voudrais … le grand père, Charlie. Charlie Parker aurait pu se faire appeler Charlie P. mais finalement il a eu droit au surnom de Bird, sans que cela n’ait un quelconque rapport avec le basketteur qui savait sauter, précisons le. En vérité je vous le dis on va finir par se perdre avec tous ces basketteurs dans cette chronique. Vous l’ignoriez peut-être mais en portugais Dieu se dit “Borisvian” ; d’ailleurs en parlant de Dieu notons qu’il appelait Charlie Zoizeau.
Voilà pour les présentations. Sans trop s’étaler sur la vie sordide du génie du saxophone alto (on a un album de son petit fils à éplucher tout de même) on dira rapidement qu’il était toxicomane au dernier degré et qu’il est mort jeune. Oh, allez, pour la route, parce que c’est dommage d’avoir fait le déplacement et de partir comme ça, une petite anecdote, rapportée par Billy Eckstine (qui n’a aucun lien de parenté avec Boris, mais non, pas Vian; Elstine imbécile!). Bien, ce type rapporte : “on était là un matin quand entre un type qui avait l’air de descendre d’un wagon de marchandises : le pire clodo qu’on puisse rêver. Et il demande à Goon : “dis, gars, je peux souffler dans ton biniou?” . Le gars monte et je vous jure qu’il soufflait à faire sauter le pavillon du truc! C’était Charlie Parker qui venait de Kansas city en brûlant le dur; il ne devait pas avoir plus de dix-huit ans” . Dans la foulée Bird allait croiser la route de Dizzy Gillespie et créer avec lui le bop. Rien que ça. Et pour avoir une idée de ce qu’est le bop on vous suggèrera d’aller jeter une oreille au classique “Night in Tunisia” ou à “Bird and Diz” qui outre Parker au saxo, voit défiler Dizzy à la trompette, Thelonious Monk au piano, Curly Russel à la basse et Buddy Rich à la batterie. Je crois que c’est ce qu’on appelle un 5 majeur. Ce n’est ni le lieu ni le moment de se demander si le bop est ou non du jazz; on acquiescera dans le sens de Whitney Balliet : “Aujourd’hui (en 1956 ndlr), on ne peut acheter un disque de jazz moderne sans y retrouver dilué l’esprit de Charlie Parker ” . Tout ça s’écoute bien mieux que cela ne s’explique, vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Et Tony Parker dans tout ça? me direz vous, eh bien on citera encore une fois Dieu : “Faut pas, répétons, faut pas exagérer l’amour de la mauvaise musique” . Aussi, si du seul fait de cette chronique Tony P. peut donner envie d’écouter Charlie Parker en lisant Boris Vian, il n’est pas interdit de penser que ce dernier dans sa grande mansuétude lui pardonnera ses péchés musicaux et saura l’accueillir dans son paradis, avec papy.
P.S.: Je m’excuse auprès de tous ceux qui pensaient trouver une chronique très méchante sur Tony, je ne peux dire trop de mal d’un type qui porte le même prénom qu’une ancienne gloire du Racing Club de Lens, et j’ai déjà fait assez de dégâts avec ma chronique du DVD 322-1 ( je vous invite à la lire, et à ne pas le regarder). Toutes les chroniques