Analog Brothers - Pimp To Eat
01 Analog Brother's Intro
02 Analog Technics
03 More Freaks
04 2005
05 Analog Anilator Vs. Silver Surfer
06 So Bad
07 Perms Baldheads Afros + Dreds
08 Who Wanna Be Down
09 Country Girl
10 War
11 Double Back
12 We Sleep Days
13 Bionic Oldsmobile
14 Shut Down Show
15 Once I Get It
16 Analog Outro
Analog Brothers
Pimp To Eat

Notre avis Label : Pimprex, Ground Control
Prod : Analog Brothers
Sortie : /10/2000
Format : CD
Chronique LEHIPHOP.COM par Wav
Publié le 03/08/2001

Quand on pensais musique XXX on se disait, “ah ouai Two live crew, “Oh Let me ride” de Dr Dre c’était cochon quand même hein ? Ah si si dans le clip y’a une fille on lui arrache son soutien gorge oh !’’. Ahah ! Tout ça c’est rien de plus que le film du dimanche soir sur M6. Avec Analog Brothers, on approche plutôt le genre : k7 au fin fond du magasin Rue St Denis, à peine légal et avec la jaquette immonde (oui je suis fan...).

Le titre annonce la couleur, Pimp est le fil conducteur tout au long des 16 tracks de l’album. Ca commence par un intro ou chaque eMcee se présente tour à tour. Ah.. qui se cache derrière ces frères ? Sans doute le Duo le plus inattendu du Hip-Hop : Kool Keith et Ice T. Surprenant ? finalement non, quand on connaît Kool Keith, pas de surprise, du cul et du Space opera, c’est totalement l’univers Kool Keith, mais pour Ice T, force est de constater qu’on était plus habitué aux grosses guitares Heavy de Body Count.

Au fait les Brothers ne sont pas deux mais 5, portrait de famille : Ice Oscillator (a.k.a. Ice-T), Keith Korg (a.k.a. Kool Keith), Silver Synth (ou encore Black Silver), Rex Roland JX39 (Pimp Rex), et Mark Moog (non lui rien). Bref les frères des petites machines analogues du début des synthés qui se vendent aujourd’hui à prix d’or dans les enchères internet. Bizarrement, on retrouve tous ces petits appareils tout le long de l’album, plein de sons de synthés zarbospacemachin, coincidence mulder ? Bon et alors ces petits sons zarbospacemachin c’est bien ? Euh comment dire... c’est…euh étonnant ? Ca va je m’en tire si je dit ça ? En fait comment on écoute un tel album. Si on est anglophone pas de problème, rigolez tas de pervers à écouter Keith bastonner un gamin trop collant, jouissez de Ice T expliquant que “ah non finalement il veut pas se faire sucer mais plutôt défoncer l’anus de ta copine’’, ou encore Kool Keith de retour pour pisser du haut de l’empire state Building et arroser tous les passant de NY. Oh que de cochonceté me direz vous.

Oui, ...j’avais prévenu... Mais à vrai dire quand on pige rien à l’anglais, sur toute une longueur les sons type moog constamment utilisés sont assez saoulant, et comme Kool Keith et Ice T se font plus discret sur la fin en plus, on peut un peu lâcher prise, à noter la présence du... ryhme syndicate sur le morceau “Who wanna be down”, mais ça doit être un rhyme syndicate assez épuré, sans Divine Styler ni Everlast trop occupé à chanter le whitey blouze.

Country Girl” au milieu de l’ensemble fait presque figure d’Ovni, pas d’ambiance oppressante, juste un ton laid back ou Kool Keith raconte qu’il sera fidèle à sa bouseuse du sud je crois. Ah.. Pas que les autres soient mauvais, mais juste trop c’est trop, sur 16 titres on sature un peu.

L’album est mauvais ? Non, une pure pièce, un chef d’œuvre, mais alors à afficher au mur quoi, ou alors plaisir ultime, caler un morceau Analog Brothers au milieu d’une selection Jeyzi/Dadpiff. En fait là ou les Analog Brothers sont les meilleurs, c’est peut être dans les Intro/Outro, parce que les titres sont plus court, et surtout parce que dans l’outro ils donnent tous leur signe astrologique avant de disparaître. Analog Brothers était avant tout un délire, pas de grosse promotion, l’album n’est disponible qu’en import je crois, dommage car cher, amis collectionneurs voilà une pièce à ne pas louper parmi tout la collection des œuvres de l’hyperproductif Kool Keith. En plus c’est un bonheur d’entendre à nouveau Ice T, et sans heavy metal derrière, alors, que demande le peuple ? (du yannick du yannick du yannick !!!).
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