Arsonists - Date of Birth
01 Date Of Birth (Intro)
02 Stay Lo
03 We Be About
04 What You Want
05 Language Arts
06 Respect The Unexpected
07 Self Righteous Spics (Anthem)
08 His Hate, Her Love
09 Burn It Out
10 Whatever, Whenever
11 Bleep
12 Wordplay
13 Alive
14 Epitaph
15 Space Junk (feat. Kinetic NRG)
16 Millionaire
Arsonists
Date of Birth

Notre avis Label : Matador
Prod : Q Unique
Sortie : 11/09/2001
Format :
Chronique LEHIPHOP.COM par Wav
Publié le 19/09/2001

Le Bushwick Bomb Squad réduit sensiblement ses rang albums après albums... De 12 à leurs débuts, les artificiers en chef du Rocksteady Crew sont passés à 5 pour leur premier Lp sous le nom d’arsonists (incendiaires) et c’est à trois qu’ils se retrouvent pour cet album du retour. Depuis 99 ils ont en effet perdus deux éléments et non des moindres, les deux voix aigues du crew et les plus en avant avec Q-Unique font désormais bande à part, pas de nouvelles de Freestyle, quand à D-Stroy, il continue en solo sur le même label.
Q-Unique se retrouve donc seul à la production musicale avec pour le soutenir Swel Boogie et Jise One.
Difficile donc de recréer la surprise pour un groupe qui a signé des classiques tel” worlds collide’’,” Pyromaniax “ou” Rhyme time travel’’.

A la première écoute l’album déçoit énormément et le bouton skip - à défaut de laver l’album de ses impurtées - va souffrir un bon moment.
La première surprise est de trouver deux morceaux outrageusement putassiers : le mopiant “Burn it out” qui sera sympathique à écouter en concert pour jumper intelligemment, et “What you want” bien mené lui aussi dans son genre et qui n’évite pas la question de la justification.
C’est quoi ces histoires commercial ou underground ? voici un morceau commercial underground.
Oui c’est bête, pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt. Une phrase culte qui justifiera à l’avenir tous les écarts de jambes de stars de l’underground dans le besoin.

L’autre gros problème de l’album c’est la présence d’un petit nombre de tracks inintéressants et mal produits. Là où “As the world burns” n’était qu’une suite de singles du groupe flattant l’oreille, “Date of birth” contient pas mal de moments en perte de vitesse comme le trop synthétique “We be about”, le très chiant “Respect the unexpected” et le ridicule “His hate her love” . Suivent aussi “whatever whenever” qui sent le clavier de Rza des mauvais jours, style “Je joue que d’un doigt parce que je tiens ma bière et mon spliff en même temps que je joue du synth regardez moi je suis bon pour aller au cirque”. Et dans le même genre “Bleep” se place aussi bien là dans le genre “je suis un grand musicien appelez moi Dj Mozart”.

Heureusement, les anti-pompiers n’ont pas tout perdu et savent encore brûler les oreilles aux bons moments. L’intro déjà est très bonne, et “Stay Lo” sans cramer la baraque plaçait bien les choses. “Language Arts” et son sample de koto (?) n’est plus très innovant depuis que “Tried By Twelve” existe mais reste un très bon morceau, agréable. Même genre, “Alive” soutenu par une grosse boucle de classique n’étonnera pas beaucoup, mais les Arsonists s’énervent assez pour intéresser un minimum et se laisser fondre dans l’ambiance. “Selph Righteous spics” et “Epitaph” sont deux autres morceaux solides qui se laissent écouter sans être irrité. “Millionaire” est rebutant de par sa boucle de violons un peu saoulante mais le concept est bien plus intéressant, les Arsonists se retrouvent dans le jeu “quel b boy gagnera le million” et tout y est, de J.p Foucault aux pubs qui durent la moitié du morceau...

Enfin “Wordplay” présente une composition énergique de boucle de piano qui a nécessité plus d’un doigt à être joué sur une batterie qui s’excite pour l’occasion et ne peut laisser insensible votre cou. Et deuxième grand intérêt de l’album “Space Junk” est un morceau funk qui fait appel à l’energie de kinetic et d’une énorme basse (bien ....) pour ce qui est certainement le plus haut fait de l’album.
Invasion by creatures from space is confirmed / New York is the next objective
Vous avez vu la date de sortie officielle de l’album ? ...

Il y a du bon, il y a du moyen, il y a du mauvais. Certes vous deviez vous en douter un petit peu. Mais il y a surtout beaucoup moins de bonnes choses dans ce qui est plus un pétard mouillé qu’un brûlot pour la terre entière. Patience, après tout, si l’on considère leur date de naissance, elle leur donne encore droit à plusieurs canadairs de douches froides.
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