Chronique LEHIPHOP.COM par Tragic Publié le 10/09/2005
Apprécié pour son flow nonchalant et ses rimes percutantes, le gros gabaris Flynt s’est forgé une petite réputation de lyriciste hors pair avec Vieux avant l’âge et Choc frontal notamment. Des titres qui commencent à dater un peu mais qui font toujours office de référence. Le maxi "Fidèle à son contexte" était sans fioritures sur sa vision du rap, le nouveau "Comme sur un playground" fait plutôt dans l’exercice de style.
Un morceau sur le basket-ball comme on en a déjà entendu de la bouche de Manu Key ou des Sages Poètes direz-vous... mais c’est oublier un peu vite la plume du rappeur du 18ème. Comme sur un playground est un égotrip tout en métaphores filées où les featurings pourris prennent la trajectoire d’alley hoop et où l’indépendance relève de la défaite dans la fierté.
Flynt rappe : pas de formules alambiquées, pas de mots complexes, simplicité et impact nous rappelle un peu les raps de Fabe tandis que la face B convie un monstre du rap français en la personne d’Ekoué. Compte à rebours aparaissait déjà sur la compilation "Stupide soldat" et le rappeur de la Rumeur plie le morceau un peu au dépens de Flynt. Peu importe en fin de compte, si Flynt ne sort pas vainqueur sur le son percutant d’Ayastan’, l’auditeur oui.
A l’heure qu’il est, l’album "J’éclaire ma ville" est déjà bien avancé (voir fini ?) et il ne reste plus qu’à patienter encore un peu... Flynt Larry, toujours l’appétit d’un ogre ! Toutes les chroniques